un lieu de villégiature,

grenier pour évêques

... Selon Michel Cros, historien local, l'abbaye voisine de Saint Pons-de-Thomières fut érigée en évêché en 1318 par le pape Jean XXII et, dans la foulée (si l'on peut dire), la communauté de La Salvetat attribuée à l'évêque en 1327. "C'est peut-être à cette date que remonte l'origine du tourisme dans notre pays, souligne malicieusement l'historien, puisque les évêques, attirés par le site et la fraîcheur des montagnes salvetoises, firent agrandir le château et y établirent leur résidence d'été. Le domaine de La Salvetat devint le "grenier" de l'évêché de Saint Pons, qu'il ravitailla en céréales, pommes de terre et viandes."

Une très vieille chapelle des Pénitents Blancs a été la première église du village, vers 1100. Église du château, elle a été fréquentée, entretenue et probablement restaurée par les évêques. Ensuite abandonnée, elle fut détruite en 1952, pour cause de vétusté. La très belle croix de pierre, datée 1673, qui en subsiste (notre photo, page précédente) marque son emplacement, à un angle de la "plate-forme", une promenade née de la construction, par les évêques, de nouveaux remparts devant les anciennes fortifications du village.

L'actuelle église paroissiale Saint Etienne a été bâtie en 1865, à l'emplacement d'une ancienne église dédiée à Saint Albin et détruite en 1863. Ce sont les services des Ponts-et-Chaussées d'alors qui l'élevèrent. Le culte catholique (très suivi sur la montagne) y est célébré depuis 1868. Les chapiteaux des piliers furent sculptés bien plus tard, en 1947.

Les évêques de Saint Pons-de-Thomières n'ont pas été les seuls à s'intéresser et à profiter des bienfaits de La Salvetat. Jusqu'en 1961, il exista, dans le village, un hôtel particulier appartenant aux seigneurs de Montarnaud, de la Maison d'Azémar, grande famille du Languedoc. Pour vestige de cet hôtel, il reste un cadran solaire...

Plus chanceuse, la halle de la place des Archers a été restaurée dans les années 1960. Elle abrite l'Office du Tourisme...

une vie

en escaliers

... Niché sur un promontoire, le village de La Salvetat a contraint ses habitants à construire de nombreux escaliers pour y circuler.

Sur le versant sud du château, l'escalier du Trou permettait de descendre jusqu'à la rivière pour y puiser l'eau. Le versant nord-ouest était desservi par les escaliers de la Portanelle.

Il est dit (et vérifié) que les escaliers de La Salvetat comptent mille marches.

La corvée d'eau était rude... Surtout pour le boulanger portant de grands seaux à bout de bras, qu'un cerceau de bois maintenait à l'écart de ses jambes.

Maintenant, les mille marches de La Salvetat font l'objet d'une course...

 

 

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le dernier pont en pierres de taille

Reconstruit en 1947-1948, après sa destruction pour couper la route aux troupes allemandes le 12 août 1944, le pont enjambant l'Agoût au sud de La Salvetat est le dernier pont de France a avoir été édifié en pierre de taille. Il s'agit, en l'occurence, de granit provenant du massif voisin du Sidobre.

 

diaporama de droite : une visite de quelques portes, porches, fenêtres, fenestrous... au hasard du vieux village.

diaporama ci-contre : quelques images de la vie salvetoise préservées sur d'antiques cartes postales.

> lire un historique détaillé du village de

La Salvetat-sur-Agoût

 

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